Grand Ouest – AG Ligue : Le golf normand à la croisée des chemins

par Golfouest

BNPhoto (OF – David Nugues): Olivier Denis-Massé, président délégué à la Fédération française de golf, et Jean-Louis Morin, président de la Ligue de Basse-Normandie – Texte Ouest-France Caen – Assemblée générale de la ligue de Basse-Normandie. Initiant de nouvelles démarches, le golf veut à se renouveler en Normandie, et compte sur le double effet JO et Ryder Cup pour se développer. Peut-on parler de révolution concernant le golf ? Sans aller jusque-là, on peut indiscutablement évoquer une nette évolution. Pour Olivier Denis-Massé, directeur délégué à la Fédération française de golf et invité à la réunion de la Ligue, le golf est actuellement à un moment charnière : « nous comptons énormément sur l’effet Jeux Olympiques et sur des retombées liées à l’accueil de la Ryder Cup au golf national en 2018. »
Un effet Ryder Cup et JO attendu
Rappelons en effet que le golf fera son retour dans le giron olympique à Rio, et que pour la première fois la France organisera la Ryder Cup, compétition par équipes qui oppose tous les deux ans l’Europe aux États-Unis. « Nous ne savons pas encore combien nous gagnerons de licenciés, précise Olivier Denis-Massé, mais sans nul doute une augmentation de pratiquants sera constatée dans les deux à trois ans à venir. » L’effet Ryder Cup se fait déjà sentir.
Jean-Louis Morin, président de la Ligue de Basse-Normandie, confirme que « parmi les actions liées à l’organisation de la coupe, il y avait la création de cent petites structures que ce soient des compacts (petits parcours) comme à Louvigny ou le Bief à Trun, du practice ou encore de pitch and putt. Dans notre région, nous avons donc déjà réalisé deux des trois petites structures que nous avions envisagées. » Des équipements beaucoup plus abordables qui génèrent l’arrivée de nouveaux pratiquants, notamment des jeunes. « Nous avons déjà pu mesurer les retombées extrêmement positives constatées avec ces petites structures, par exemple à Reims, qui attire énormément de monde », précise le directeur délégué. Reste maintenant à fidéliser ces nouveaux venus, « une mission qui incombe aux clubs », prévient-il. La deuxième évolution concerne la santé des joueurs. Gérard Thibier, rhumatologue et responsable de la commission santé de la Ligue, a évoqué l’arrivée de la biomécanique dans le golf : « en collaboration avec un laboratoire de l’ENSAM, école nationale supérieure des Arts et Métiers, la Fédération Française a décidé d’initier une étude biomécanique concernant le geste du golfeur. Pour le moment, confie Gérard Thibier. Seuls quatre-vingts joueurs, cinquante amateurs et trente professionnels, sont concernés par cette étude. Mais on peut envisager dans les années à venir généraliser cette démarche, qui a pour but d’optimiser la performance du golfeur et de prévenir les blessures. » De vraies nouveautés qui montrent combien le golf veut entrer dans une approche à la fois plus professionnelle et plus populaire. Mais dans ce dernier domaine, le boulot serait beaucoup plus important.
Jean-Louis Morin a enfin rappellé que le golf doit essayer « d’attirer de nouveaux publics, des jeunes, les femmes… Nous tentons de développer le golf-entreprise. Mais il me semble évident que le retour du golf aux Jeux olympiques fera réellement entrer ce sport… dans le domaine sportif ! »

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