Olivier Elissondo, Caddy professionnel: «Un métier avec 90% d’Emm…… et 10% de bonheur ! « 

par Golfouest

Olivier Elissandro (3)A l’occasion de l’Alstom Open de France, nous avons rencontré un caddy (Caddie ou cadet) français professionnel en l’occurrence l’un des plus expérimenté : Olivier Elissondo, 39 ans, né à St Jean de Luz et Cadet de Thomas Levet.

Golfouest : Dans quelles circonstances êtes vous devenu caddy de golf ?

Olivier Elissondo : J’étais golfeur pro sur l’Alps tour pendant un an (2001 – 2002) après une première expérience avec Benoit Teilleria, j’ai donné mon accord à Grégory Bourdy pour le caddeyer sur quatre tournois, j’en ai finalement fait quinze cette année là. Je suis resté 9 ans avec Grégory et depuis je suis le cadet de Thomas Levet.

Golfouest : Parlez nous de votre travail avant le tournoi.

Olivier : En général le lundi est consacré au voyage, le mardi on retrouve le pro pour du practice ou du terrain. Je marche aussi sur le parcours en vérifiant les carnets de parcours (Carnet qu’on achète ). Sur deux jours le caddy a environ 7 heures de travail perso, Le mercredi est consacré souvent au pro-am ou à l’entrainement. Nous préparons le sac du joueur, en faisant attention aux « 14 clubs », Ian Woosnam à perdu le British à cause d’un nombre de clubs incorrect, il faut donc veiller particulièrement à cela.

Golfouest : Et pendant le tournoi ?

Olivier : Notre métier, c’est de faire maths ! Il faut évaluer la vitesse du vent, la distance, la portée, la pénétration des balles ect … On est souvent le stratège mais on ne prend pas les décisions à la place du joueur. Nous faisons le choix de jeu en fonction de plusieurs paramètres, on raisonne comme le joueur, en choisissant souvent la zone de jeu la plus facile. Entre les coups on parle beaucoup avec le joueur mais…. rarement de golf !

Golfouest : Comment définiriez vous votre travail ?

Olivier : Un travail avec 90% d’emmerdements et 10% de bonheur ! Le cadet est le dernier maillon d’une chaine on est là aussi pour souvent ramener le joueur à la réalité,

Golfouest : Comment le caddy gagne t-il sa vie ?

Olivier : C’est un métier à risque, il n’y a pas de contrat, on peut gagner par an un salaire inférieur au smic mais on vit notre passion. A chaque tournoi nous avons un forfait semaine de 900€ pour voyager, se nourrir, dormir… que le tournoi se déroule en Europe ou en Corée, pour les voyages « hors continent » le joueur paye souvent la moitié du billet d’avion. En ce qui concerne les gains Nous sommes au pourcentage : 10% des gains du joueur en cas de victoire, (une victoire par exemple à l’Open de France rapporte 50,000€ au caddy) , 7% des gains en cas de top 10, et 5% dans les autres cas. J’ai aussi quelques contrats perso avec la Société Générale, avec golfpaysbasque.com et Golf Clubmaker Bidart, Nous avons le statut de travailleur libéral

Golfouest : Quel est en général le profil des caddies sur le tour ?

Olivier : Les cadets de tour sont tous de très bons joueurs, certains ont un palmarès énorme ! Les cadets Français ne sont pas légions sur le tour en plus de moi même il y a Yan Vandale (cadet de Julien Quesne), Tom Hyling (Cadet de J.B Gonnet), Basile Dalberto (Cadet de Lafeber), Axel Bettan (Cadet de Anthony Snobeck) et Chris Lilley (Cadet de Raphaël Jacquelin)

Golfouest : Quel est votre palmarès ?

Olivier : J’ai trois victoires sur le tour avec Grégory Bourdy : 2007 à Majorque, 2008 au Portugal et 2009 à Hong Kong. J’ai participé à 7 majeurs : 6 avec Bourdy et 1 avec Julien Guerrier.

Golfouest : Quels sont les risques du métier ?

Olivier : Assurer le travail du lendemain tout d’abord mais aussi le risque physique, le dos est notamment soumis à dure épreuve , nous avons le sac sur le dos six jours par semaine durant les tournois.

On le constate, contrairement à ce que beaucoup pensent, le cadet n’est pas, loin s’en faut, un porteur de sac mais un acteur incontournable de la vie d’un joueur de golf professionnel. 

Un commentaire pour “Olivier Elissondo, Caddy professionnel: «Un métier avec 90% d’Emm…… et 10% de bonheur ! « ”

  1. 1
    GOLFINGERS Dit :

    Joli article sur un métier souvent mal compris.
    Je tire ma bâche pour un sport difficile et un caddy efficace et sérieux.
    Bon golf
    Phil

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